Le ministère du travail a diffusé le 23 mars une mise à jour du protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19 ainsi qu’une « fiche » relative à l’organisation et au fonctionnement des restaurants d’entreprise durant la période pandémie.

I – Mise à jour du protocole national

Par rapport à la dernière version du protocole qui datait du 16 février, on relèvera les principaux points suivants :

  • le télétravail est dorénavant érigé au rang « des mesures les plus efficaces pour prévenir le risque d’infection » ;
  • dans les départements qui sont soumis à des restrictions supplémentaires de déplacement, les entreprises doivent définir « un plan d’action » pour réduire « au maximum le temps de présence sur site des salariés ».
    Ce plan d’action, qui doit être adapté à la taille de l’entreprise, doit faire « l’objet d’échanges dans le cadre du dialogue social de proximité ».
    Les actions mises en œuvre dans le cadre de ce plan d’action doivent pouvoir, en cas de contrôle, être présentées à l’Inspection du travail ;
  • l’employeur doit limiter « autant que possible » le transport de plusieurs salariés dans un même véhicule.

II – Fiche relative à l’organisation et au fonctionnement des restaurants d’entreprise

On retiendra principalement de cette nouvelle « fiche » de 6 pages que :

  • le document unique d’évaluation des risques doit être mis à jour pour aborder les spécificités des restaurants d’entreprise ;
  • dans la mesure du possible, doivent être mis en place « des paniers à emporter et à consommer sur le poste de travail ».
    Ces paniers devront être préparés à l’avance ;
  • les plages horaires doivent être adaptées pour réduire le nombre de convives présents simultanément ;
  • des affichages doivent rappeler aux convives du restaurant d’entreprise les gestes barrières ;
  • les plateaux avec les couverts et le pain doivent être préparés à l’avance par le personnel de restauration ;
  • les chaises doivent être placées en quinconce et, comme les tables, elles ne doivent pas être déplacées par les convives ;
  • les salariés doivent déjeuner seuls, en laissant une place de vide en face d’eux et en respectant strictement la règle des deux mètres de distanciation entre chaque personne ;
  • une jauge maximale d’une personne pour 8 m2 doit être respectée et la capacité maximale d’accueil du restaurant doit être affichée à l’entrée ;
  • une distance minimale de deux mètres entre les chaises occupées doit être respectée, « sauf si une paroi fixe ou amovible assure une séparation physique » ;
  • les prestations types « repas d’affaires », les « moments de convivialité » doivent être suspendus, tout comme les offres alimentaires en vrac.